Le mariage, un pis-aller ?   Recently updated !

« Afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage. » (1 Co 7,35)

Editorial du père Matthieu Bernard pour le dimanche 1er février 2015

Dans la synagogue de Capharnaüm, Jésus entre, enseigne avec autorité mais aussi il expulse un « esprit impur », un démon – manière de dire qu’il n’est pas venu seulement pour donner des leçons de morale ou un bel exemple, mais aussi pour un discernement spirituel, chasser les esprits mauvais qui défigurent l’humanité dans son pèlerinage sur la terre.

Parmi les réalités humaines qui sont sans cesse infestées par de tels esprits mauvais, il y a l’amour, le couple, le mariage. Et c’est dans cette perspective qu’il faut entendre la lecture de saint Paul, qui tente de bien faire saisir la place du mariage sous le regard bienveillant de Dieu.

À lire ce texte, on a un peu l’impression, il faut l’avouer, que le mariage n’est qu’un pis-aller ! Mais ici Paul parle le langage prophétique : face au danger – qui nous guette tous – d’anesthésie spirituelle par le « souci des affaires de ce monde », il rappelle vigoureusement que le mariage chrétien n’a de sens que dans la mesure où il est un chemin pour s’attacher davantage au Seigneur.

 


Tous appelés   Recently updated !

Homélie du père Hugues Jeanson pour le dimanche 25 janvier (10h30)


La valeur du temps   Recently updated !

«  Il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1Co 7, 29-31)

Editorial pour le dimanche 25 janvier 2015

Quelques réflexions sur le temps à partir des lectures de ce dimanche.Saint Paul écrit : « le temps est limité« . Nous le savons tous. Mais prenons-nous suffisamment conscience que s’il est limité, il est ce que nous possédons de plus précieux ?

Car nous ne pourrons jamais ajouter la moindre coudée à notre vie comme le dit l’évangile. C’est pour ça qu’il est difficile de donner de notre temps et que nous en sommes tellement avares . C’est pour ça que l’usage de notre temps doit être l’objet d’un discernement spirituel : que faisons-nous de notre temps ? Comment gérons nous ce capital ? Gaspillage ou saine gestion ?

Et saint Paul ajoute : « il passe, ce monde« . Comme le temps file, le monde passe. C’est dans le temps que nous nous attachons soit à ce qui passe, soit à ce qui demeure. Comme les disciples appelés par Jésus ont « laissé » filet et parents, nous devons apprendre à « laisser » ce qui passe pour ce qui demeure. Dociles dans notre vie quotidienne aux appels du Seigneur, tout en accomplissant nos tâches dans ce monde qui passe, nous verrons et suivrons ce qui demeure.

 père Hugues Jeanson


De l’enseignement de l’Eglise sur la régulation naturelle des naissances

Article de l’abbé Ammar sur les propos récents du Pape

De retour des Philippines après un voyage triomphal (il a notamment célébré la messe devant plus de 6 millions de personnes, ce qui en fait le plus grand rassemblement humain connu de l’histoire) le Pape François a – comme souvent – eu recours à des propos qui bousculent. Interrogé sur la question de la natalité, suite à son homélie au Mall of Asia Arena de Manille, il a précisé que le chrétien ne devait pas faire des enfants en série. « Certains croient que – pardonnez-moi l’expression – pour être de bons catholiques, on doit être comme des lapins » a-t-il déclaré.

En utilisant cette formule imagée, dont il prend d’ailleurs le soin d’excuser la limite, le Pape fait encore parler de lui. Et l’emballement médiatique laisse une nouvelle fois penser que la rupture est là. Enfin, le Pape « progressiste » va ouvrir toutes grandes les portes de la contraception et encourager la limitation des naissances !

Disons-le, cet emballement est injuste pour deux raisons :

– d’abord parce que le Pape développe justement son propos en citant un exemple, celui d’une femme qui a eu huit enfants dont sept par césarienne. C’est « tenter Dieu », « c’est vouloir faire huit orphelins ! » s’exclame le Pape. Le propos est clair et sans appel.

– ensuite parce que le Souverain Pontife prend le soin de se référer au document de son prédécesseur le bienheureux Paul VI : l’encyclique Humanae Vitae, publiée en juillet 1968. Cette dernière parlait de « paternité et de maternité responsables », des propos que le Pape François utilise à son tour en qualifiant ce texte, fondamental, de « prophétique ».

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